Box-office est un terme anglais[1] désignant le chiffre d'affaires d'une production artistique ou d'une personnalité (et par extension leur classement sous forme de palmarès). Il se mesure en nombre de spectateurs, en nombre de billets écoulés (« entrées ») ou en valeur monétaire basée sur l'un des deux items précédents.
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Il s'agit d'une donnée initialement destinée aux professionnels, notamment pour permettre la répartition des recettes et aider à la programmation. C'est devenu un argument de promotion avec une communication axée sur les records et l'idée sous-jacente que l'œuvre mérite d'être consommée car elle a rencontré son public.
Mais il n'y a pas de corrélation élevée entre le résultat au box-office et la qualité d'une œuvre. Pour autant, un succès obtenu sur la durée grâce un bon bouche-à-oreille démontre qu'il a été bien perçu par le public : c'est le cas des films qui multiplient par plus de 4 leur score de la première semaine.
L'activité financière de l'industrie du cinéma est fortement influencée par le box-office, car elle lui permet d'anticiper un succès avec une probabilité plus forte que la moyenne. Un succès peut relancer un genre (Gladiator a ainsi remis en avant le péplum devenu désuet comme Star Wars a popularisé le space opera au cinéma) ou générer une franchise avec des séquels ou des préquelles.
Il est important de remarquer que le système américain du box-office le base sur des recettes en dollars et favorise ainsi les scores des films récents grâce à l'effet de l'inflation, permettant ainsi de communiquer sur des records régulièrement battus.
En toute logique, l'évènement créé par le box-office a l'avantage de s'auto-entretenir grâce à un cercle vertueux et l'amplification des médias.
Les comparaisons dans le temps sont difficiles car le contexte est évolutif. Ainsi, par exemple, même les analyses qui comparent les recettes mondiales en les ajustant de l'inflation ne peuvent retranscrire que de façon imparfaite l'impact des films tant sociologique que financière, car elles négligent les retombées du merchandising ou les recettes des autres supports de diffusion, et elles ne relativisent pas les performances par rapport à la concurrence des autres loisirs.
Le box-office mondial est composé à environ 40% par les recettes aux États-Unis. Certains cinémas sont puissants en termes de nombre de productions à l'année, comme le cinéma indien qui figure à ce niveau devant le cinéma américain, mais ils restent cantonnés à leur territoire national surtout et s'exportent mal. Seuls les films anglophones, et surtout les blockbusters américains, parviennent à obtenir des carrières mondiales et d'envergure. Ainsi les films américains obtiennent régulièrement des parts de marché supérieures à 50% dans les pays occidentaux hors USA.
Aux États-Unis, le succès d'un film est mesuré aux recettes accumulées. Cette façon de suivre le box-office permet de mesurer un succès proportionnellement à son budget (encore qu'il faille enlever la part distributeur et les dépenses marketing), mais a surtout pour conséquence de favoriser les films les plus récents, compte tenu de l'inflation sur le prix des billets.
Créé en 1905, le journal Variety diffuse chaque semaine le box-office américain.
En France, le suivi est réalisé sur la base du nombre d'entrées. Historiquement, le suivi était basé sur les chiffres Paris-Périphérie car le système des exclusivités et des sorties décalées entre Paris et la province permettaient ainsi d'avoir une vision plus rapide des succès. Avec le système manuel de l'époque, cela permettait également d'avoir un suivi plus fiable et plus rapide du box-office du moment. Désormais, la technique autorise un suivi des chiffres France sans difficulté.
Néanmoins, les comparaisons sur les entrées ne sont pas toujours aisées car il est difficile de comparer un résultat obtenu dans les années 1950, alors que la fréquentation annuelle dépassait 450 millions de spectateurs sans concurrence véritable de la télévision, avec les scores obtenus au début des années 1990, alors que la fréquentation représentait quelques 120 millions de spectateurs. De même, la concurrence des loisirs numériques et du piratage est à prendre en compte pour analyser la fréquentation des dernières années. Enfin, le phénomène des reprises qui permettait de prolonger un succès sur plusieurs générations a quasiment disparu.
Pendant longtemps, seules les données postérieures à 1956 étaient disponibles, avec une bonne fiabilité à partir de 1963. Cinéchiffres, qui fournit les informations quotidiennes sur le box-office français, n'est né qu'en 1970. Cependant, des travaux récents, réalisés à partir des archives du CNC, ont permis de compléter le box-office jusqu'en 1946[6].
Plus grands nombres d'entrées pour un film en France[7] :
| Année | Film | Réalisateur | Entrée | Pays |
|---|---|---|---|---|
| 1994 | Pulp Fiction | Quentin Tarantino | 2 865 000 | |
| 1995 | Underground | Emir Kusturica | 444 000 | |
| 1996 | Secrets et mensonges | Mike Leigh | 1 472 000 | |
| 1997 | ex æquo Le Goût de la cerise | Abbas Kiarostami | 140 000 | |
| ex æquo L'Anguille | Imamura Shohei | 237 000 | ||
| 1998 | L'Éternité et un jour | Theo Angelopoulos | 168 000 | |
| 1999 | Rosetta | Luc & Jean-Pierre Dardenne | 705 000 | |
| 2000 | Dancer in the Dark | Lars von Trier | 1 166 000 | |
| 2001 | La Chambre du fils | Nanni Moretti | 792 000 | |
| 2002 | Le Pianiste | Roman Polanski | 1 775 000 | |
| 2003 | Elephant | Gus Van Sant | 711 000 | |
| 2004 | Fahrenheit 9/11 | Michael Moore | 2 378 000 | |
| 2005 | L'Enfant | Luc & Jean-Pierre Dardenne | 377 000 | |
| 2006 | Le vent se lève | Ken Loach | 915 000 | |
| 2007 | 4 mois, 3 semaines, 2 jours | Cristian Mungiu | 327 000 | |
| 2008 | Entre les murs | Laurent Cantet | Sortie 24/9/2008 |
En savoir plus sur la palme d'or et les plus grands succès et échecs depuis 1946.
Si le succès d'un film est forcément relatif et dépend de son coût de production, de communication ou de distribution, on peut en revanche considérer qu'un film ayant dépassé le million d'entrée caractérise une certaine popularité du film.
Au 4 août 2008
Depuis 1994, plus de 500 films ont dépassé le million d'entrée en salle en France. Les acteurs les plus souvent concernés peuvent dès lors être considérés comme populaires.
Les films d'animations américain ayant dépassé un million d'entrées ne sont pas pris en compte pour les acteurs-doubleurs en voix originale, l'essentiel des entrées en France se faisant en version française. Ces films sont en revanche pris en compte pour les acteurs français.
Depuis 1994, 21 acteurs ont joué dans au moins 10 films parmi ceux qui ont attiré plus d'un million de spectateurs.
2 constats majeurs :
Au 4 août 2008
Depuis 1994, plus de 290 films ont généré plus de 100 millions USD de recettes au box-office américain. 17 acteurs ont joué dans au moins 8 d'entre eux.
| Nom | Nationalité | Nb de films | Nb de Blockbusters | Plus gros succès | Année | Recette |
| Tom Hanks | É.-U. | 19 | 12 | Forrest Gump | 1994 | 329,7 M$ |
| Will Smith | É.-U. | 16 | 12 | Independence Day | 1996 | 306,2 |
| Jim Carrey | Can. | 20 | 11 | Le Grinch | 2000 | 260 |
| Tom Cruise | É.-U. | 14 | 11 | La Guerre des mondes | 2005 | 234 |
| Cameron Diaz | É.-U. | 28 | 10 | Shrek 2 | 2004 | 438,5 |
| Samuel L. Jackson | É.-U. | 49 | 10 | Star Wars : épisode I - La Menace fantôme | 1999 | 431,1 |
| Eddie Murphy | É.-U. | 22 | 10 | Shrek 2 | 2004 | 438,5 |
| Matt Damon | É.-U. | 33 | 9 | La vengeance dans la peau | 2007 | 227 |
| Mel Gibson | É.-U. | 19 | 9 | Signes | 2002 | 227,9 |
| Morgan Freeman | É.-U. | 32 | 9 | The Dark Knight | 2008 | 452 |
| Orlando Bloom | GB | 14 | 8 | Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit | 2006 | 423,3 |
| Steve Buscemi | É.-U. | 48 | 8 | Monstres et Cie | 2002 | 255,9 |
| John Cleese | GB | 26 | 8 | Shrek 2 | 2004 | 438,5 |
| James Cromwell | É.-U. | 25 | 8 | Spider-Man 3 | 2007 | 336,4 |
| Adam Sandler | É.-U. | 24 | 8 | Big Daddy | 1999 | 163,4 |
| Robin Williams | É.-U. | 30 | 8 | La nuit au musée | 2007 | 250,8 |
| Bruce Willis | É.-U. | 39 | 8 | Sixième Sens | 2000 | 293,4 |
Plusieurs sites Web publient des statistiques relatives au box office :