I-Télé

All you want to know about I-Télé



Création 4 novembre 1999
Slogan « « i> l'info se rapproche (1999-2001) »
« Là où ça se passe, 24H sur 24 (2001-2002) »
« L'info en + (2002-2007) » « Toutes les infos,
tout le temps (Actuel) » »
Langue Français
Pays d'origine France France
Statut Thématique nationale privée
Ancien nom i>Télévision (1999-2002)
Siège social 6, allée de la 2e DB
75015 Paris

Tel : (33) (0)1 53 91 50 00
Fax : (33) (0)1 53 91 51 45

Site internet Image:Logo itele-fr.jpg

www.itele.fr

Diffusion
Analogique Non
Numérique TNT : chaîne n° 16
Satellite CanalSat : chaîne n° 40
TPS : chaîne n° 40
Câble Noos : chaîne n° 42
MC Cable : chaîne n° 80
ADSL Freebox TV : chaîne n° 16
Neuf TV : chaîne n° 16
Alice TV : chaîne n° 16
Club-Internet³ : chaîne n° 16
DartyBox TV : chaîne n° 16
Orange TV : chaîne n° 16
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i>Télé est une chaîne de télévision française d'information en continu, filiale du groupe Groupe Canal+, créée le 4 novembre 1999. Elle est accessible gratuitement sur la TNT, le câble, le satellite, l'ADSL TV et la télévision mobile personnelle.

Depuis juin 2008, Pierre Fraidenreich et Thierry Thuillier sont respectivement le directeur général et le directeur de la rédaction de la chaîne.

Sommaire

[modifier] Concept

Selon sa convention avec le Conseil supérieur de l'audiovisuel, « La programmation [d'i>Télé] est consacrée à l'information »[1]. La chaîne émet 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.

i>Télé se définit comme une télévision « d'actualité généraliste dans son contenu et dans son ambition » et une chaîne « qui s'attache à rendre l'information lisible et accessible à tous », grâce à une rédaction « à la structure et aux méthodes novatrices ainsi que des moyens techniques tout numérique » selon un mode de fonctionnement qui lui permet de traiter l’actualité à chaud et en forte réactivité, depuis la captation d'un évènement jusqu'à son traitement à l'antenne[2].

« Proposer des journaux réactifs et denses toutes les heures et toutes les demi-heures, être au coeur du débat sur tous les sujets qui font l'actualité : voilà l'alchimie, de sérieux dans le fond et de décontraction dans la forme, qui fait la qualité d'i>Télé. » telle était la formule de Valérie Lecasble, directrice générale de la chaîne de septembre 2005 à juin 2008[3]. i>Télé affirme alors se positionner prioritairement sur la cible « jeune actif, masculin, de 25 à 49 ans »[4].

[modifier] Organisation

[modifier] Dirigeants

Président 
Bertrand Méheut[Note 1]
Directeur général 
Pierre Fraidenreich
Directeur de la rédaction 
Thierry Thuillier

[modifier] Capital

i>Télé est depuis sa création un filiale du groupe Canal+[5].

[modifier] Rumeurs de rapprochement

Le plateau d'i>Télé avant un débat entre Pierre Cohen et Jean-Luc Moudenc le 14 février 2008 en direct de l'Institut d'études politiques de Toulouse.
Le plateau d'i>Télé avant un débat entre Pierre Cohen et Jean-Luc Moudenc le 14 février 2008 en direct de l'Institut d'études politiques de Toulouse.

En décembre 2001, un accord entre i>Télévision et CNN, la première chaîne américaine, a été évoqué par la presse, sans qu'une déclinaison « I-CNN » sur le principe de CNN+ (en) en Espagne ne soit effectivement créé[6].

À l'été 2005, le groupe M6 se dit intéressé par une reprise d'i>Télé en raison de la montée en puissance de l'information sur la sixième chaîne[7]. Puis en février 2006, après l'annonce de la fusion-absorption de TPS par CanalSat, Lagardère Active se dit intéressé par la reprise de la filiale du groupe Canal+[8].

En avril 2007, Le Journal du dimanche révèle que les dirigeants de TF1 et de Canal+ étudieraient la possibilité d'une fusion de leurs chaînes d'information en continu respectives, LCI et i>Télé[9]. Le relatif succès de BFM TV - qui lança une nouvelle version le 15 mai 2007 - inquièterait en effet les dirigeants des deux groupes : la nouvelle chaîne réalise à l'époque d'assez bonnes audiences sur la TNT malgré un budget annuel de seulement 15 millions d'euros. Un autre argument stratégique en faveur de ce scénario repose sur le fait qu'i>Télé reste la seule chaîne gratuite de Canal+, groupe spécialisé dans la télévision payante. Le lendemain, Patrick Le Lay, président du groupe TF1, a démenti l'information[10] : « La fusion avec i>Télé n'est pas à l'ordre du jour. Il n'y a pas de projet de fusion aujourd'hui ». Toutefois, après le départ de Patrick Le Lay du groupe TF1, ce projet refait surface le 22 février 2008 : le quotidien Le Monde précise ainsi que « certains à TF1 n'excluent pas de relancer des discussions pour un rapprochement de LCI avec l'une ou l'autre de ses concurrentes de la TNT gratuite, i>Télé ou BFM TV »[11].

[modifier] Budget et rentabilité

Alors que LCI est rentable depuis 2004[réf. souhaitée] et BFM TV vise l'équilibre pour 2010[12], i>Télé est en déficit depuis sa création (la perte a été inférieure à 15 millions d'euros en 2007[13]).

En 2007, le budget annuel de la chaîne a atteint 37 millions d'euros[14]. L'objectif « consiste à trouver l'équilibre en 2009 » a indiqué en octobre 2007, Valérie Lecable, alors directrice générale de i>Télé[15], en annonçant un chiffre d'affaires de 18,7 millions d'euros en 2007.

Au printemps 2007, i>Télé a revendiqué la position de « première chaîne de la TNT en chiffre d'affaires brut »[16]. La chaîne annonce en effet avoir diffusé 10 386 spots publicitaires sur son antenne en février 2007 (contre 6 364 sur LCI), pour le compte de 161 marques (contre 128 pour LCI et 71 pour BFM TV).

[modifier] Historique de la chaîne

Un Véhicule Satellite ("V.S.") d'i>Télé près du siège du Parti Socialiste, le soir du second tour de l'élection présidentielle française de 2007
Un Véhicule Satellite ("V.S.") d'i>Télé près du siège du Parti Socialiste, le soir du second tour de l'élection présidentielle française de 2007

Le 4 novembre 1999 à 11h58, i>Télévision (i pour information) est officiellement lancée par Pierre Lescure[17], quinze ans jour pour jour après la création de Canal+. Avec Christian Dutoit comme directeur général et Noël Couëdel pour diriger la rédaction, la nouvelle chaîne d'information en continu entend créer un lien de proximité avec les préoccupations des téléspectateurs de toute la France, en accordant une très large place aux images en provenance du terrain. Dotée d'un budget annuel de 160 millions de francs (soit 24,4 millions d'euros), la chaîne compte à sa création 170 salariés dont 37 jeunes journalistes reporters d'images répartis dans tout le pays et dotés de moyens numériques à la fois sophistiqués et légers (véhicules satellites, caméras compactes,...).

En 2001, en raison des bouleversements survenus au sein du groupe Canal+ (renforcement de la participation de Vivendi et départ de Pierre Lescure), la chaîne doit subir un plan social touchant un tiers de ses effectifs, après de multiples critiques provenant de l'intérieur même de Canal+[18]. La chaîne Canal+ doit alors se séparer de 99 postes (le groupe Canal+ compte alors 5 000 salariés en Europe, dont 2 500 en France ) alors que 71 postes sur environ 220 sont supprimés à i>Télévision[19]. La fusion des rédactions de la chaîne info et de Canal+ permet à de nombreux journalistes de la chaîne cryptée de rejoindre alors i>Télévision, parmi lesquels Bruce Toussaint[20].

Le 23 mars 2001, après que Noël Couëdel ait quitté la chaîne pour la station RTL, le directeur général Christian Dutoit, nomme à la direction de la rédaction Jacques Jublin, (éditorialiste économique sur la i>Télévision depuis la création de la chaîne, ancien directeur de la rédaction de La Tribune et rédacteur en chef de L'Expansion), avec à ses côtés Bernard Zekri Ouiddir (directeur adjoint de la rédaction de Canal+ depuis juin 1999[21], ancien producteur de musique rap, proche des fondateurs du journal Actuel et de Radio Nova)[22], « détaché à i>Télévision » pour faire évoluer le concept de la chaîne[23].

Après le départ de Christian Dutoit pour le groupe audiovisuel Expand[24], la direction générale de la chaîne est confiée en juin 2001 à Jean-Claude Pâris, un ancien responsable de Canal+ Belgique[25]. Bernard Zekri Ouiddir est alors nommé directeur de la rédaction d'i>Télé[26]. À la fin de l'année 2001, Norbert Balit rejoint la chaîne comme directeur général adjoint[27], poste qu'il occupera jusqu'en mai 2004[28].

Le 9 septembre 2002, la chaîne change de logo et d'habillage et est rebaptisée i>Télé[29].

Le 9 mai 2005, la chaîne est retenue par le CSA pour l'offre gratuite de la TNT[30]. Elle est accessible sur le canal n° 16 depuis le 14 octobre 2005 (lancement officiel à 19h20)[31].

En septembre 2005, Jean-Claude Pâris est remercié par le groupe Canal+ pour être remplacé par Valérie Lecasble[32].

En 2007, alors que la chaîne avait été reprise jusqu'ici dans les offres concurrentes (bouquet satellite TPS, les réseaux câblés et ADSL), i>Télé refuse d'être diffusée dans la nouvelle formule du bouquet AB-sat (AB Groupe) devant être lancée à la fin de l'année, laquelle reprend la quasi totalité des chaînes TNT[33].

Le 27 mai 2008, la chaîne i>Télé a été officiellement retenue par le CSA, tout comme sa concurrente directe BFM TV et onze autres chaînes privées, dans le cadre de l'offre de télévision mobile personnelle (TMP) française[34].

A la fin du mois de mai 2008, en raison notamment des mauvaises audiences de la chaîne face à sa concurrente BFM TV, Valérie Lecasble est remerciée par la direction de Canal+[35],[36] et le directeur de la chaîne InfoSport, Pierre Fraidenreich lui succède à ce poste[37]. En outre, le directeur de la rédaction, Bernard Zekri est remplacé par Thierry Thuillier, jusqu'à lors rédacteur en chef du journal de 20 heures de France 2[38],[39].

Le 12 septembre 2008, une nouvelle formule de la chaîne est mise à l'antenne, avec un logo remanié, un habillage en en Synthèse d’image 3D et un nouveau plateau[40]. L'objectif annoncé consiste à redresser l'audience de la chaîne face à BFM TV pour lui permettre de retrouver son rang de « première chaîne info de France »[41]. « Si ce n'est pas le cas en septembre 2009, ce sera un échec », indique alors le nouveau directeur, Pierre Fraidenraich[42].

De 6 h à minuit, la chaîne propose un rappel de titre tous les quarts d'heure et un journal en direct toutes les demi-heure. Laurent Bazin et Sonia Chironi animent la tranche du matin (de 6 h à 9 h), Jean-Jérôme Bertolus et Valentine Desjeunes celle du midi (de 12 h à 14 h)[42]. Succédant à Thomas Hugues et Samuel Étienne dans les cases de 1 h 30 chrono et N'ayons pas peur des mots, Nicolas Demorand prend les commandes de la tranche 18 h - 20 h (avec Maya Lauqué) avec notamment A propos, un débat de 19 h 30 à 20 h. Le journaliste continue à animer en parallèle sa matinale sur France Inter[43],[44]. Thierry Dugeon reprend quant à lui avec Claire-Élisabeth Beaufort la tranche 22 h 30 - 0 h, durant laquelle officiait Nicolas Charbonneau[45].

Par ailleurs, le service des sports de Canal+ propose 20 h Foot du lundi au vendredi à 20 heures[46]. En complément du journal du soir sur Canal +, Florence Dauchez propose un entretien avec un invité, chaque soir à 20 h 45 dans Le grand témoin[47].

Chaque samedi, un journal des régions est proposé ainsi que Les points sur les i un débat animé par Nicolas Beytout à 12h30. Le franc parler, entretien politique diffusé chaque lundi soir sur i>Télé et France Inter, est remplacé par Le RV politique, diffusé le dimanche entre 17h05 et 17h45 (toujours en partenariat avec Le Monde). Pour pour interroger l'invité, Jean-François Achilli succède à Stéphane Paoli pour la station publique et Thierry Thuillier remplace Thomas Hugues pour la chaîne d'information[48]. Le week-end est également ponctué par plusieurs rendez-vous consacrés aux courses hippiques.

[modifier] Identité visuelle

[modifier] Beaucoup de mouvements au niveau des présentateurs

[modifier] Des départs en chaîne

À partir du 25 septembre 2005, Marie Drucker, qui présentait les journaux de Canal+, rejoint France 3 pour présenter Soir 3[49]. Peu après, Jean-Alexandre Baril[50](les journaux du Week-end) et Stéphanie de Muru (les journaux) quittent i>Télé pour participer à la création de la chaîne d'info concurrente BFM TV[51].

Lors du lancement de la nouvelle grille de programmes « recentrée sur l'info » par Valérie Lecasble, le 17 mars 2006, plusieurs émissions sont supprimées[52] dont celles de Jacques Chancel (i>Chancel) et de Marc Ferro (i>Europe) suite à une étude auprès des téléspectateurs[53].

L'émission i>Match, présenté par le directeur de la rédaction de Paris Match, Alain Genestar est supprimée en 2005 (peu après Alain Génestar sera renvoyé par le propriétaire de l'hebdomadaire, Arnaud Lagardère, pour avoir publié une photo illustrant les déboires conjugaux de Nicolas Sarkozy, qui aurait fortement déplu à ce dernier[54]).

En juin 2006, Harry Roselmack (le journal du midi sur Canal + et la Grande Édition 18h) rejoint TF1 et LCI[55] pour devenir le joker de Patrick Poivre d'Arvor, présenter le magazine hebdomadaire Sept à huit avec Anne-Sophie Lapix et un journal de 30 minutes du lundi au jeudi à 18h sur LCI[56].

En juillet 2006, Guillaume Durand (la Grande Édition, la suite 18h30-19h30) quitte la chaîne pour respecter la clause d'exclusivité avec France 2[57].

Christophe Barbier (L'édito politique et Ça se dispute) rejoint quant à lui LCI pour y présenter un éditorial et une interview tous les matins[58].

Enfin l'émission Postface disparait de l'antenne à la fin de la saison 2006, d'où le départ non-volontaire de Laurent Seksik (ex-journaliste du magazine l'Express)[59].

En septembre 2007, anticipant le plan de départs volontaires et de réduction des coûts entrepris par la direction de la chaîne, Sophie Brunn responsable des sujets économiques et qui a créé et présenté le magazine "Y'a pas que le Cac", rejoint la rédaction de France 2. De plus, les journalistes Cyprien D'Haese et Thomas Zribi (présents depuis le lancement de la chaîne en 1999) rejoignent la société de production et Agence Capa à l'occasion du plan de départs de la rentrée 2007; la société des journalistes (SDJ) de la chaîne ayant été réactivée durant cette même période[60].

À l'occasion du plan de départ organisé par la direction, fin novembre 2007, Stéphanie Renouvin, une autre présentatrice vedette d'i>Télé annonce quitter la chaîne et le groupe Canal+[61].

En mars 2008, la journaliste Tania Young, présentatrice météo et chroniqueuse dans 1 h 30 chrono, a quitté la chaîne i>Télé pour rejoindre France 2, afin d'y remplacer Patrice Drevet[62].

Le 5 mars 2008, la direction d'i>Télé a annoncé qu'Aymeric Caron, présentateur des matinales du week-end, quitterait la chaîne d'ici la fin de la saison, « de sa propre initiative » et dans le cadre du plan de départs volontaires engagé en 2007[63]. En décembre 2007, lorsqu'Émilie Besse a rejoint Canal+, Aymeric Caron avait diffusé un florilège de l'émission i>Matin Week-end pour rendre hommage à la journaliste, provoquant une réaction de membres de la société des journalistes (SDJ) qui avait fait part de son mécontentement par courriel à la direction de la chaîne[64]. En septembre 2007, le même journaliste s'était vivement opposé à Nadine Morano, alors porte-parole officielle de l'Union pour un mouvement populaire[65].

Quittant le groupe Canal+, Samuel Étienne devrait rejoindre en septembre 2008 la chaîne publique France 3 pour présenter un magazine politique[66], l'émission N'ayons pas peur des mots s'arrête à la fin de la saison[67]. En juillet 2008, Thomas Hugues quitte également i>Télé pour se « consacrer à sa société de production »[68] et présenter une émission médias sur la chaîne publique France 5[69]. Claire Fournier, présentatrice des émissions économiques quotidiennes sur i>Télé, rejoint également France 5[70].

[modifier] Quelques arrivées

À partir d'août 2006, Thomas Hugues qui arrive de TF1 et LCI, présente 1 h 30 chrono du lundi au vendredi de 18h à 19h30[71], aux côtés de Claire-Élisabeth Beaufort. Il reprend la tranche d'Harry Roselmack et Guillaume Durand. À partir de mai 2006, Nicolas Domenach, journaliste à Marianne présente l'Édito Politique dans i>Matin et débat avec Éric Zemmour (en remplacement de Christophe Barbier parti à LCI), dans Ça se dispute[72].

Deux animateurs de Canal+ collaborent à i>Télé, depuis la rentrée de septembre 2006 : Florence Dauchez[73] (+ Clair ) pour son rendez-vous hebdomadaire À juste titre et Ariel Wizman (Tentations.07 ) pour son émission hebdomadaire Idées fortes[74].

[modifier] Des animateurs d'i>Télé approchés par d'autres chaînes

Plusieurs visages de la chaîne ont été contactés par d'autres chaînes de télévision : Laurent Bazin a été contacté pour remplacer Laurent Delahousse à la présentation de Secrets d'actualité sur M6, mais il a préféré rester sur i>Télé[75]. De même, pour ne pas rater les élections présidentielles, Samuel Étienne a refusé la proposition de France 3, qui lui avait proposé d'animer le nouveau talk-show culturel quotidien Ce soir (ou jamais !) finalement confié à Frédéric Taddéi[76].

[modifier] Une arrivée annulée et un refus

À l'automne 2005, Christophe Hondelatte, qui devait animer un débat quotidien ou animer la Matinale, renonce à rejoindre la chaîne pour respecter une clause d'exclusivité avec France 2 et continuer son travail sur RTL[77] car il avait « choisi d'honorer sa maison » RTL[78].

Selon l'hebdomadaire Télé 7 Jours du 13 octobre 2007[79], Étienne Mougeotte aurait été sollicité par i>Télé pour rejoindre l'équipe de chroniqueurs de l'émission N'ayons pas peur des mots. Mais l'ancien directeur d'antenne de TF1 aurait refusé cette proposition « pour ne pas fâcher TF1, ou parce qu'il est trop occupé par Le Figaro Magazine ».

[modifier] Audiences

Audiences Médiamétrie sur la TNT française[Note 2]
Part d'audience ██ i>Télé ██ BFM TV
1,1 %
1,0 %
0,9 %
0,8 %
0,7 %
0,6 %
0,5 %
0,4 %
0,3 %
0,2 %
_____________________________________________________________________________________
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1er sem.
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2esem.
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sep-oct
|
nov-déc
2006
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jan-mar
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avr-mai
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juin
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juil
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aoû
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sep
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oct
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nov
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déc
2007
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jan
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fév
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mar
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avr
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mai
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juin
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juil
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aoû
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sep
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oct
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nov
|
déc
2008
Part d'audience[Note 3] Audience cumulée par jour[Note 4]
mois \ chaîne BFM TV i>Télé BFM TV i>Télé
1er semestre 2006[80] 0,5 % 0,5 % 23,3 % 25,7 %
2e semestre 2006[80] 0,6 % 0,6 % 24,6 % (soit 928 000 pers.) 23,3 % (soit 919 000 pers.)
septembre - octobre 2006[81] 0,5 % 0,7 % 21,7 % (soit 1,2 millions de pers.) 21,9 % (soit 1,2 millions de pers.)
novembre - décembre 2006[82] 0,5 % 0,8 % 22,1 % (soit 1,6 millions de pers.) 22,1 % (soit 1,6 millions de pers.)
janvier - mars 2007[83] 0,7 % 0,9 % 24,0 % (soit 2,4 millions de pers.) 24,0 % (soit 2,4 millions de pers.)
avril-mai 2007[84] 1,0 % 0,8 %  ?  ?
juin 2007[85] 0,8 % 0,8 % 24,1 %[réf. souhaitée] 23,4 %[réf. souhaitée]
juillet 2007[réf. souhaitée] 1,0 % 0,8 % 22,6 % 21,5 %
août 2007[réf. souhaitée] 0,9 % 0,7 % 20,4 % 19,6 %
septembre 2007  ?  ?  ?  ?
octobre 2007[86] 0,7 % 0,6 %  ?  ?
novembre 2007[87] 0,8 % 0,6 %  ?  ?
décembre 2007[88] 0,9 % 0,6 %  ?  ?
janvier 2008[89] 0,8 % 0,5 %  ?  ?
février 2008[90] 0,7 % 0,4 %  ?  ?
mars 2008[91] 0,7 % 0,5 %  ?  ?
avril 2008[92] 0,9 % 0,5 %  ?  ?
mai 2008[93] 0,9 % 0,4 %  ? ?
juin 2008[85] 0,9 % 0,7 %  ?  ?
juillet 2008[94] 1,0 % 0,7 %  ?  ?
août 2008[95] 1,1 % 0,6 %  ?  ?
Icône de détail Voir l'article Audience (média) à propos de la mesure de l'audience et ses limites.

[modifier] Des débuts décevants sur la TNT

Les premières audiences d’i>Télé sur la TNT sont très décevantes : créée en 1999 et lancée sur la TNT le 14 octobre 2005, la filiale de Canal+ est dépassée par sa jeune concurrente BFM TV, créée le 28 novembre 2005.

Dans une campagne lancée début mai 2006[réf. souhaitée], i>Télé se proclame pourtant « première chaîne d'information en France » en additionnant artificiellement les audiences de la TNT (où BFM TV arrive en tête) et celle du câble et du satellite (dominé par LCI). La direction i>Télé annonce[réf. souhaitée] ainsi une couverture hebdomadaire de 7,3 millions de téléspectateurs (supérieure de 27 % à LCI, 55 % à BFM TV et 67 % à Euronews) et une part de marché moyenne (sur tous les supports) de 0,5 %. Mais ce slogan est considéré comme abusif par de nombreux professionnels[réf. souhaitée], LCI étant absente de la TNT gratuite et BFM TV n’étant pas reprise par tous les réseaux câblés et satellites, contrairement à i>Télé : son audience globale est mécaniquement plus forte par rapport à ses deux concurrentes, puisqu'elles ne sont pas présentes sur tous les supports.

En juillet 2006, i>Télé se retire de l’étude Mediacabsat de Médiamétrie (qui mesure les audiences sur le câble et le satellite), alors qu'elle y avait toujours participé. Cette étude désignait LCI comme la première chaîne d’info du câble et du satellite, avec une part de marché deux fois plus importante que celle d’i>Télé. La direction de la chaîne justifie ce choix par l'importance croissante de la TNT (où elle est pourtant toujours dépassée par BFM TV).

[modifier] En septembre 2006, i>Télé dépasse BFM TV puis franchi 1 % de part d'audience

i>Télé annonce[réf. souhaitée] avoir franchi pour la première fois de son existence le cap de 1 % de part d'audience sur la TNT au mois de février 2007, soit un doublement de son audience sur un an. i>Télé annonce une couverture hebdomadaire globale auprès des personnes de 4 ans et + de 9,8 millions téléspectateurs dont 2,6 millions de la catégorie CSP +.

[modifier] En avril 2007, BFM TV repasse devant i>Télé

Déçue des résultats d'audiences tant sur la TNT (où i>Télé est devancée par BFM TV) que sur le câble et le satellite (supports dominés par LCI), Valérie Lecasble, directrice générale d'i>Télé, a demandé le 24 septembre 2007 à Médiamétrie de « fusionner » l'ensemble des études (Mediamat, TNT et Médiacabsat), estimant que seule une « audience globale » était pertinente[96]. Médiamétrie mesurant l'audience de la totalité des médias de manière séparé, le slogan de « première chaîne d'info en France » résulte d'une addition artificielle des audiences des différents supports (câble, satellite, TNT et ADSL).

En août 2007[réf. souhaitée], BFM TV exploite à l'antenne le slogan de « Première chaîne d'info sur la TNT » tandis qu'i>Télé maintient son slogan « Première chaîne d'info de France ». En janvier 2008, BFM TV lance même une campagne publicitaire dans la presse, en se presantant comme la « 1re chaîne d'info sur la TNT » avec 11 224 370 téléspectateurs par semaine[97].

Par ailleurs, au début de l'année 2008, alors i>Télé subit un sensible affaiblissement de son audience sur la TNT, les deux chaînes sont à égalité sur l'ensemble des modes de télédiffusion (analogique, TNT, câble et satellite) avec 0,3 % de part d'audience selon Médiamétrie[98].

À partir de juin 2008, BFM TV se définit comme « la 1re chaine d’information de France, tous supports de réception confondus », en revendiquant sur le mois de mai « 0,4% de part d’audience nationale, tous supports confondus contre 0,3% pour i>Télé »[99].

[modifier] Polémiques

[modifier] Retrait d'un édito de Laurent Bazin : censure ou auto-censure ?

Du 25 octobre 2006 au 24 janvier 2007, Laurent Bazin a publié un blog sur l'actualité. Ce blog était extérieur à i>Télé mais disposait d'un lien sur le site internet de la chaîne.

À la demande de la direction d'i>Télé, Laurent Bazin a supprimé l’un de ses éditos publié sur son blog le 6 décembre 2006[100],[Note 5]. Le texte retiré évoquait un déjeuner collectif organisé par i>Télé[101] réunissant la direction de la rédaction d’i>Télé, ses journalistes politiques et Nicolas Sarkozy (ministre de l'intérieur, président de l'UMP et candidat aux élections présidentielles françaises de 2007). Selon le récit de Laurent Bazin, Nicolas Sarkozy se serait plaint ouvertement de « ne pas être épargné » par la chaîne d’info. Il critique en particulier une journaliste politique (Valentine Lopez) qu’il appelle « la petite, là », assise à sa gauche. Devant la direction de la chaîne, il aurait ensuite remis ouvertement en question l’objectivité de l'ensemble des journalistes français qu’il définit sociologiquement comme « 2/3 à gauche, 1/3 à droite ». Suivent des propos de campagne assez généraux doublés d’une auto-promotion.

Sur son blog, Laurent Bazin a expliqué le retrait de cet édito le 7 décembre 2006[102] : « En réponse aux internautes qui s'interrogent sur la disparition de mon blog hier : je l'ai retiré à la demande de la direction de i>Télé (dont je suis salarié) et qui ne souhaite pas que le contenu de ce déjeuner collectif avec Nicolas Sarkozy soit publié. Je le regrette. » Cette suppression aurait été exigée par la directrice générale de la chaîne i>Télé Valérie Lecasble en accord avec le directeur de la rédaction Bernard Zekri Ouiddir. Si Laurent Bazin dément, la communauté des bloggeurs qualifiera ce retrait de véritable censure.

Le 24 janvier 2007, Laurent Bazin annonce sa décision de fermer son blog[103],[104].

[modifier] La polémique autour d'une interview de Youssouf Fofana

Fin février 2006, i>Télé annonce sur son antenne un « scoop ». Frank-Olivier Boli, correspondant en Côte d'Ivoire de l'émission i>Afrique, parvient, dans des circonstances bien étranges, à obtenir l'interview exclusive de l'assassin et tortionnaire présumé (affaire Ilan Halimi) : Youssouf Fofana (ce qui est totalement illégal en France).

Cette diffusion fera l'objet de violentes polémiques en raison des questions journalistiques, morales et déontologiques qu'elle pose : au lieu d'interroger ses avocats, doit-on exploiter l'interview d'un prisonnier durant une garde à vue, du simple fait que cela se déroule à l'étranger ? De plus, la direction de la chaîne a remis une copie de l'enregistrement complet de l'interview aux forces de police françaises. Au-delà de la question journalistique, cette diffusion a eu de considérables répercussions, notamment à l'égard de la communauté juive et de la famille de la victime.

En mars 2006, une plainte est déposée du fait d'un lourd soupçon de corruption (un commissaire de police aurait été rétribué) pour avoir négocié et payé l'accès à Y. Fofana lors de sa garde à vue en Côte d'Ivoire. Le 30 octobre 2006, à l'antenne de la station Europe 1, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy déclare, concernant la décision d'i>Télé de diffuser la vidéo de Y. Fofana : "Quand je vois une chaîne qui a assez peu de morale pour diffuser, dans l'affaire Ilan Halimi, une interview du chef du gang, Youssef Fofana. Je m'interroge sur les rôle des médias. Donner la parole aux criminels plutôt qu'aux victimes, cela veut dire que nous n'avons pas les mêmes valeurs... ". En pleine période pré-électorale, le futur candidat et président de l'UMP semble préciser comment la chaîne d'information de Canal+ doit se comporter et respecter une certaine éthique journalistique.

[modifier] Bipolarisation excessive des chaînes infos lors de l'élection présidentielle française de 2007

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel applique les textes de loi et réglementaires pour la période électorale de 2007. Des règles particulièrement précises et contraignantes sont en vigueur pour la répartition du temps de parole et du temps d'antenne dans le cadre de l'élection présidentielle française de 2007.
Temps de parole : la durée totale de reprise à l'antenne des paroles prononcées par l'un des candidats ou l'un de ses soutiens. Temps d'antenne : la durée totale de tout propos (y compris journalistique) concernant un candidat ou ses soutiens. Dans la première phrase de la campagne électorale, du 1er décembre 2006 au 19 mars 2007, le temps de parole et le temps d'antenne à la télévision et à la radio des candidats étaient régis sur le principe de "l'équité" : leur temps de parole est alors fonction de leur représentation sur l'échiquier politique.
Du 20 mars au 8 avril 2007, le principe d'égalité du temps de parole s'applique (de chaque candidat et des ses soutiens). De plus, l'équité du temps d'antenne est alors observée en fonction de la représentation politique.
À partir du 8 avril, avec le début de la campagne officielle, le principe "d'égalité" absolue du temps de parole et du temps d'antenne est appliqué : tous les candidats (la liste officielle ayant été publiée) disposent d'une stricte égalité dans la durée du temps de parole et du temps d'antenne à des créneaux horaires de diffusion similaires.

Le 19 février 2007, le CSA a observé l'ensemble des chaînes soumises au respect de la loi en matière d'élections. Parmi d'autres, les chaînes d'information i>Télé, LCI et BFM TV ont fait l'objet d'observations mettant en évidence, la même tendance que sur les chaînes hertziennes à une "bipolarisation excessive" du temps de parole en faveur de Nicolas Sarkozy (candidat de l'UMP) et de Ségolène Royal (candidate du PS). Les membres du Conseil supérieur de l'audiovisuel ont reçu à leur demande LCI et BFM TV qui, comme i>Télé, avaient consacré trop de temps de parole aux deux principaux candidats au détriment des autres candidats à l'élection présidentielle française de 2007.[105],[106]
LCI et BFM TV (mais pas i>Télé) se sont alors engagées devant le CSA à prendre sans délai des mesures "significatives" pour corriger les déséquilibres de temps de parole entre les différents candidats à l'élection présidentielle française de 2007[107].

Le 19 avril 2007, le CSA a publié le relevé des temps de parole des candidats et de leurs soutiens dans les programme des chaînes françaises pour la période du 20 mars au 8 avril [108]. Sur i>Télé, Nicolas Sarkozy et ses soutiens ont bénéficié d'un temps de parole nettement supérieur à celui des autres candidats : 5h30 de durée totale contre, par exemple, 4h24 pour Philippe de Villiers, 4h21 pour José Bové ou encore 4h11 pour Jean-Marie Le Pen. En revanche, dans cette publication, le CSA observe que les chaînes concurrentes LCI et BFM TV ont observé un écart sensiblement plus équitable (réduit) entre les temps de parole des différents candidats.

[modifier] Organisation polémique d'un débat lors de l'élection présidentielle française de 2007

Entre les deux tours de l'élection présidentielle française de 2007, un débat devant être organisé entre Ségolène Royal (PS) et François Bayrou (UDF/Mouvement Démocrate) a fait l'objet d'une succession d'annulations et d'une violente polémique relative à "des pressions" présumées qu'aurait subi le groupe Canal+ de la part du candidat UMP (Nicolas Sarkozy) pour son annulation. Le 27 puis le 28 avril 2007, les chaînes Canal+ et i>Télé ainsi que la station de radio France Inter auraient dû organiser et diffuser ce débat sur leurs antennes. Le groupe Canal+ (à qui appartient i>Télé) a renoncé à ce débat après - selon ses déclarations - avoir pris contact avec le CSA, lequel aurait déconseillé cette émission pour des motif d'équilibre de temps de parole et d'antenne. Selon les deux protagonistes Ségolène Royal et François Bayrou, des pressions de la part de Nicolas Sarkozy auraient eu lieu durant les 48 heures précédant ce débat. Ce dernier aurait refusé de bénéficier du ré-équilibrage "légal" ultérieur en sa faveur, relatif au temps de parole et d'antenne exploité par Ségolène Royal.
Pour sa part, dans un communiqué daté du 27 avril 2007, le Conseil supérieur de l'audiovisuel dément que Canal+/i>Télé l'auraient consulté sur cette question et souligne la liberté éditoriale de ces chaînes[109]. Ce démenti démontre que la décision d'annulation du débat provient de la direction de Canal+/i>Télé. Après la publication de ce démenti, la direction de Canal+ (Rodolphe Belmer) a justifié cette décision : selon lui, Canal+ ne disposerait pas de suffisamment de temps d'antenne en clair à proposer à Nicolas Sarkozy pour le ré-équilibrage de son temps de parole (note : cette justification n'a toutefois pas de sens pour i>Télé laquelle est diffusée en clair).
Suite au refus de Canal+ et au démenti du Conseil supérieur de l'audiovisuel, au cours de la même journée, on apprenait que le débat télévisé aurait bien lieu le samedi 28 avril 2007, mais désormais sur la chaîne concurrente BFM TV et la station de radio RMC, lesquelles auraient proposé son organisation et sa diffusion sur leur antenne.

[modifier] Non-respect des règles en matière de publicité et de coupures publicitaires

Le 3 mai 2007, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a adressé une lettre à i>Télé[110], pour la rappeler à l'ordre à propos de ses obligations quant aux règles en matière de coupures publicitaires, en particulier au paragraphe I de l'article 15 du décret du 27 mars 1992[111], qui oblige les chaînes de télévision à laisser une période d'au moins vingt minutes entre deux pauses publicitaires lors d'une même émission. Le CSA a constaté que la chaîne avait enfreint cette réglementation lors de l'émission i>Matin.
Le CSA a également adressé, après deux rappels à l'ordre, une mise en demeure à la chaîne concurrente BFM TV pour les mêmes motifs. Le 13 novembre 2007, le CSA a adressé un courrier à i>Télé et aux autres chaînes d'information nationales pour leur demander de respecter les règles concernant l'insertion de messages publicitaires durant les émissions. Le CSA a tenu à rappeler les règles concernant le sponsoring et a demandé à i>Télé, de ne plus diffuser d'écrans publicitaires composés d'un unique spot, conformément aux textes en vigueur en France[112].

[modifier] Suppression de magazines, recentrage sur l'info et plan d'économie avec 14 départs

Dans une interview au quotidien Le Parisien - Aujourd'hui en France le 11 juin 2007, Valérie Lecasble, directrice générale de la chaîne, annonce qu'i>Télé va se recentrer à la rentrée de septembre 2007 sur l'actualité (avec notamment la mise en place de sessions d'information à la mi-journée et entre 22h et minuit) au détriment des rendez-vous magazines. Deux émissions devraient ainsi faire les frais de ce recentrage : Le journal de l'international de Patricia Loison et Le journal de la culture d'Olivier Benkemoun qui se transformeront en simple chronique dans ces nouvelles sessions d'information. En revanche, les rendez-vous récurrents de type talk (débats, entretiens, dialogues...) ne seraient pas concernés par ces restrictions[113].
Cette annonce a été réalisée une semaine après la mise en place de la nouvelle formule de BFM TV, concurrente d'i>Télé sur la télévision numérique terrestre française.

Le 30 juin 2007, Valérie Lecasble, la directrice générale d'i>Télé, a présenté en comité d'entreprise un plan d'économie accompagné d’un recentrage sur l’information[14]. Quatorze départs volontaires (sur 145 salariés) ont notamment été programmés, afin de réaliser 6 millions d’euros d’économie pour un budget annuel de 37 millions d’euros en 2007 (contre 42 millions d'euros en 2006[114]).

i>Télé a déjà connu deux plans sociaux, en juin 2001 lors de la fusion Vivendi-Canal+[115] et en mars 2003[116].

Valérie Lecasble prévoit une hausse de 60 % des recettes publicitaires pour 2007, mais ne programme le retour à l’équilibre du budget que pour courant 2009. Six émissions de talk seront également supprimées : quatre hebdomadaires (i>Care, i>Justice, i>Afrique, i>Sport) et deux quotidiennes (i>Média et le journal de la culture)[117].

[modifier] Le personnel envisage la grève et met la direction "sous observation"

Le 14 septembre 2007, le personnel d'i>Télé et de la rédaction de Canal+ organisent un vote à bulletin secret[118]. L'objet de ce vote consiste à lancer un mouvement de grève immédiate ou à "laisser en observation" la direction générale et éditoriale de la chaîne d'information (Valérie Lecasble et Bernard Zekri) pour une période ne devant pas dépasser 5 semaines. L'ensemble des services est concerné : tant la rédaction que les services techniques. Le motif principal concerne un plan de départ de certains personnels et la forte réduction des moyens de production.

Au moins quatorze salariés devraient être "remerciés" selon les décisions de la direction, alors même que le recrutement de journalistes et "présentateurs vedettes" se poursuit (comme en dernière date, Nicolas Charbonneau d'Europe 1). La totalité des syndicats de Canal+ se sont mobilisés à l'instar des deux précédents plans sociaux et un "début de crise" sembler s'engager.

Le changement progressif de l'axe éditorial engagé depuis octobre 2005 et surtout la course à l'audience et à la publicité ont notamment aggravé la gestion complexe de la chaîne en raison de l'abandon de ses ressources d'abonnement (i>Télé diffusant gratuitement sur tous ses réseaux de diffusion, comme la TNT). Les performances d'audience de la concurrente BFM TV aggravent encore davantage le climat économique et social de l'entreprise audiovisuelle.

[modifier] Aggravation du climat social de la chaîne

Le 26 novembre 2007, s'est tenue une Assemblée Générale à l'initiative des syndicats afin de faire le point sur le "projet de relance" de la chaîne qui avait été présenté au mois de juin 2007. Une nouvelle menace de grève aurait été mise au vote, pouvant se produire dès les jours suivants. La direction de i>Télé affirmerait "que le processus de validation du plan de relance suit son cours normal" et d'ajouter: "nous ne pouvons pas imaginer que les salariés prennent le risque d'une grève avec les conséquences dramatiques pour l'antenne que cela pourrait engendrer". Il semble que jamais la chaîne depuis sa naissance en 1999, n'ait connu une ambiance aussi délétère et tendue au sein de tous les personnels (journalistes, techniciens, production, encadrement, administratifs...). Le lendemain, la grève a été votée par une très large majorité des salariés (deux tiers d’entre eux). Toutefois, anticipant ce scrutin, la direction est revenue sur les décisions prises, notamment la fermeture du bureau i>Télé à Toulouse. De plus, toutes les revendications des techniciens, en particulier leur planning, ont été satisfaites. Devant la réaction immédiate de la part de la direction, les salariés ont aussitôt décidé de lever leur mouvement de grève[119].

[modifier] Vive tension avec la chaîne concurrente LCI

Se plaignant auprès du directeur de l'information de LCI, du fait qu'i>Télé ne serait pas représentée lors d'une interview du président de la République (le 21 avril 2008), la directrice générale Valérie Lecasble s'est vu répondre : "Vous n'avez pas qu'à être mauvais" de la part de Jean-Claude Dassier, responsable de la chaîne d'info du groupe TF1. Ces rapports illustrent la tension qui peut exister à l'heure où la compétition s'intensifie entre les principales chaînes d'information françaises (historiquement : Euronews,